DISPORA

DISPORA
Diaspora
La raison de la diaspora des Rroms est l'un des grand mystères de l'histoire. Il a été proposé par certains que les Rroms étaient à l'origine une basse caste de l'Hindus recrutée comme une armée de mercenaires, à laquelle il a été garanti l'état de caste guerrière, laquelle fut envoyée vers l'ouest pour résister à l'expansion militaire musulmane. Une autre théorie serait qu'ils étaient des captifs pris comme esclaves par les conquérants musulmans du nord de l'Inde, et qu'ils devinrent une communauté distincte dans leurs pays de captivité. Il est rapporté que Mahmud de Ghazni fit un demi-million de prisonniers pendant l'invasion turco-perse du Sindh et du Punjab en Inde. Pourquoi, alors, les Rroms ne sont-ils pas revenus en Inde, au lieu de poursuivre jusqu'en Europe ? Ceci reste une énigme, mais d'aucuns estiment que leur maintien sur place pourrait être lié au service militaire sous les Musulmans.

# Posté le dimanche 17 décembre 2006 11:45

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 17:05

SUITE.....MIGRATION

SUITE.....MIGRATION
La Grèce en accueille un grand nombre dès le début du XIVe siècle, sous le nom d'Atsinganos (Ατσίγγανος, qui a donné Tsigane, Zigeuner, Zingari, Ciganos, etc.), en particulier en «Petite Égypte», la région la plus fertile du Péloponnèse, traversée par les pèlerins occidentaux se rendant en Terre Sainte. Ces voyageurs les appellent alors Égyptiens (Egitanos, Gitanos, Gitans, Egypsies, Gypsies). Mais les guerres incessantes entre Byzantins et Ottomans les poussent sur les routes d'Europe, et au XVe siècle, la diaspora commence à être visible partout.

En 1427, la centaine de Tsiganes qui arrive aux portes de Paris fait sensation, et leurs talents d'amuseurs les rendent vite populaires. Les groupes de «Voyageurs» se présentent souvent comme des pèlerins, se donnent des titres prestigieux comme comte ou duc d'Égypte, mangent à la table de grands seigneurs ou sont nourris par les communes en échange de leurs diverses prestations (musiciens, mais aussi vanniers, maquignons, dresseurs etc.). Ils obtiennent des lettres de protection de monarques, comme les «Bohémiens», un groupe entré en France avec une lettre de protection du roi de Bohême, et recherchent la protection du Pape.

# Posté le dimanche 17 décembre 2006 11:54

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 17:08

IMMIGRATION AUX ETATS-UNIS

L'immigration rrom aux États-Unis commence avec la colonisation, avec de petits groupes en Virginie et en Louisiane. L'immigration à plus grande échelle commence dans les années 1860, avec des groupes de Romanichels du Royaume-Uni. Le plus grand nombre d'immigrants arrive au début des années 1900, principalement du groupe Kalderash valaques. Les deux groupes ne s'associent guère. Un grand nombre atterrit également en Amérique latine.
IMMIGRATION AUX ETATS-UNIS

# Posté le dimanche 17 décembre 2006 12:00

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 17:09

PREMIÈRE GUERRE MONDIALE:

PREMIÈRE GUERRE MONDIALE:
Au XXe siècle, les grandes vagues de migration cessèrent au moment de la Première Guerre mondiale.

C'est, paradoxalement, la première moitié du XXe siècle, époque de libéralisation dans toute l'Europe, qui fut la plus dure pour les "gens du voyage". En France, une loi sur «l'exercice des professions ambulantes et la circulation des nomades» les oblige, en 1912, à se munir d'un «carnet anthropométrique d'identité» qui doit être tamponné à chaque déplacement.

En Allemagne, le Parti national-socialiste renforce, dès son arrivée au pouvoir, une législation déjà assez dure ; bien qu'Indo-européens, les Zigeuner ne sont pas considérés comme des Aryens mais, au contraire, comme un mélange de races inférieures ou, au mieux, comme des asociaux. Ils sont vite parqués dans des réserves (on envisage d'en classer une tribu comme échantillon, mais le projet est abandonné), puis envoyés en Pologne, et enfin internés dans des camps de concentration sur ordre d'Himmler, puis éliminés. Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 50 000 et 80 000 Tziganes sont morts des suites des mesures de persécutions nazies (Denis Peschanski, La France des camps, l'internement 1938-46, Gallimard, 2002, p. 379). Le terme tsigane le plus courant pour désigner ce génocide est Porrajmos, qui signifie littéralement «dévoration». Les Tziganes ont aussi participé à la résistance armée en France, en Yougoslavie, en Pologne et en URSS.

# Posté le dimanche 17 décembre 2006 12:05

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 17:09

LA FRANCE

LA FRANCE
La France n'attend pas l'occupation allemande pour interner ses propres populations nomades, «par mesure de sécurité nationale». Les décrets d'avril 1940 les obligent à se fixer dans une commune, et on parle de camps de concentration en toutes lettres dans les circulaires destinées aux préfets. L'invasion, qui jette des milliers de personnes sur les routes, brouille les cartes momentanément. Mais, dès que la situation se normalise, les internements par les autorités françaises reprennent. Les autorités allemandes se contentent de confirmer les décrets d'avril et sont même moins sévères ; selon Peschanski, 3&nsbp000 Tsiganes ont été internés entre 1940 et 1946. Il n'y aura que peu de déportations vers l'Allemagne. Les derniers internés au camp de Jargeau ne le quitteront qu'en décembre 1945, alors que les déportés survivants sont rentrés d'Allemagne depuis le printemps...

D'autres massacres ont pris une forme particulièrement cruelle dans cette période de chaos : ainsi, en Roumanie fasciste, des chasses à l'homme (tsigane) ont été organisées, afin de fournir de la chair aux plus affamés, parfois aux Rroms internés eux-mêmes... Sur place, quelques langues commencent tout juste à se libérer et quelques habitants (roumains ou hongrois) courageux parviennent à raconter ces épisodes aux rares oreilles qui veulent bien y prêter attention.

Le génocide a violemment marqué les consciences et, s'il faut attendre 1969 pour qu'une loi plus libérale remplace en France la loi de 1912, cela se fait sans opposition, ceux qui sont peu favorables aux Tsiganes craignant d'être assimilés aux promoteurs du racisme sous l'occupation allemande. Pourtant, ce n'est qu'en 1988 que la France accepte de se souvenir de la politique conduite par l'État français d'alors à l'égard des nomades entre 1939 et 1945, et dresse une stèle commémorative sur l'un des sites d'internement. Sans que cela ne réveille la conscience du public, ignorant souvent que les juifs n'ont pas été les seules victimes de la folie raciste ("asociaux", handicapés, Slaves etc.), totalement indifférent aux famines organisées par les soviétiques en Ukraine (notamment en 1932, avec 7,5 millions de morts), et aussi peu enclin à s'émouvoir des nettoyages ethniques actuels ou contemporains. La reconnaissance de toutes ces victimes est loin d'être acquise...

# Posté le dimanche 17 décembre 2006 12:10

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 17:10